Café Mémoire « Le Félibre et les Félibriges »

25 ème Café Mémoire

Vendredi 27 Avril 2012

Le Félibrige et les Félibres

par Jean-Marc Courbet, Majoral du Félibrige

Le sujet, le conférencier déjà connu, la publicité renforcée, firent de ce Café Mémoire une vraie réussite, même si quelque fois, en coulisse, le baromètre d’inquiétude s’affola concernant l’organisation des repas, car plus nous nous rapprochions du Jour  » J « , plus le carnet de réservations continuait de se remplir, au goutte à goutte, bien après la date de clôture souhaitée … Mais, cette fois encore, nous avons fait face et avons servi avec grand plaisir 79 plateaux.

Juste, avant de partager le kir de bienvenue, les ouvrages à consulter ou mis en vente par M. Courbet suscitèrent un grand intérêt. Faisant suite à l’arrivée des premiers invités et aux retrouvailles, toujours très animées, chacun prenait place autour de la table dressée aux couleurs de la Provence. L’ambiance chaleureuse, qui montait des groupes souvent constitués par affinités, quelques compliments entendus au passage du service, auguraient une soirée sympathique.

Satisfait, de se retrouver dans un univers connu, c’est bien volontiers, que M. Courbet répondit aux multiples questions de ses voisins, en concluant, que le Félibrige est un mouvement qui revendique le droit de parler la langue d’Oc, le droit de la pratiquer et de la transmettre au nom de la diversité culturelle.

Si les cafés et tisanes vinrent mettre un terme au repas, cette fois encore apprécié de tous, ils accueillirent également un public, de plus en plus nombreux, venu partager uniquement la conférence.

Bien vite le silence remplaça le joyeux brouhaha et M. Courbet, put se présenter en expliquant sa distinction de Majoral* et sa place actuelle depuis 2006, de « Baile » (secrétaire) au sein du Félibrige.

Un diaporama, fort documenté, nous fit entrer dans l’histoire et remonter le temps… C’est en 1854, à Châteauneuf-de-Gadagne, à quelques kilomètres d’Avignon, dans un petit château propriété des Giera que débuta, sous la conduite de Mistral , la belle aventure de 7 jeunes gens, tous poètes :Théodore Aubanel, Joseph Roumanille, Paul Giera, Jean Brunet, Anselme Mathieu et Anfos Tavan (jardinier du château)

Ils se retrouvaient régulièrement pour sauver le parler naturel des Provençaux, (qui n’est pas un patois), en rassemblant les différents parlers locaux, pour l’écrire, et en établir les règles grammaticales. Aubanel et Mistral en fixeront l’orthographe.

En un mot, ces amoureux de la Provence voulaient la sauver.

Mistral avait 24 ans. En 1859, après la parution de « Mireio », Mistral commence un dictionnaire qu’il mettra 20 ans à construire. Après encore quelques questions supplémentaires, une petite surprise clôtura cette soirée, menée avec brio par un conférencier passionné et passionnant. Un sympathique musicien, habitué de nos Cafés Mémoire interpréta au saxophone: « La Coupo Santo »et c’est dans une communion fraternelle, que toute l’assemblée se leva pour se joindre à lui, et entonner couplets et refrain de l’hymne de la Provence !

La Coupo Santo :

Puis, hélas arriva le moment de se séparer, en se disant : adessias !                                                    M.K

Toutes les photos sont : ici !

Voir le site proposant l’analyse de la musique » La Coupo Santo » d’où est extrait le fichier audio ci-dessus.

               

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